Dans Between two realities, vous incarnez Kevin, un jeune homme qui souffre de troubles schizophréniques. Son histoire commence par un matin apparemment ordinaire : une chambre baignée de lumière douce, des objets familiers empreints de souvenirs. Mais rien n’est jamais ordinaire dans la vie de Kevin.
Chaque interaction avec son environnement dévoile un pan de son monde intérieur, oscillant entre confusion et moments de sérénité. Loin d’être un simple jeu, Between two realities vous invite à explorer une expérience humaine, intime et poignante. Un voyage émotionnel !
Ce n’est pas juste un récit interactif, c’est une mission pour comprendre les défis quotidiens des personnes souffrant de troubles schizophréniques, pour démêler vérité et idées reçues pour briser les stigmates entourant la schizophrénie et pour apprendre à reconnaitre les gestes qui peuvent véritablement aider.
Between two realities s’adresse à un large public car aucune scène choquante viendra troubler le voyage. Pourtant, les thèmes abordés demandent une certaine maturité émotionnelle pour saisir pleinement la richesse de l’expérience.
La schizophrénie peut avoir une composante génétique. Les antécédents familiaux peuvent augmenter le risque mais d’autres facteurs biopsychosociaux comme par exemple l’environnement, des facteurs biologiques, le stress ou encore la consommation de substances jouent également un rôle dans l’apparition ou la gravité du trouble.
Les hallucinations sont des perceptions sensorielles en absence de tout stimulus (acoustique, visuel,…) que la personne concernée considère comme faisant partie de la réalité. Dans le cas de Kevin, il voit et entend Horus. Dans la schizophrénie, ces hallucinations ont souvent un impact négatif, et se manifeste sous forme d’injonctions et de commentaires menaçants ou négatifs qui renforcent l’anxiété, la méfiance ou la souffrance émotionnelle de la personne.
La perte de motivation ou d’intérêt ainsi que le retrait social font partie des symptômes négatifs de la schizophrénie. On observe également souvent des troubles du sommeil comme l’insomnie, des réveils fréquents ou des rêves perturbants, ce qui peuvent aggraver les autres symptômes.
La perte de motivation et d’énergie, un symptôme négatif de la schizophrénie, peut rendre le monde extérieur moins attirant et plus difficile d’accès. De plus, certaines personnes éprouvent aussi un sentiment de persécution (délire de persécution), comme dans le cas Kevin qui pense être observé ou suivi à travers la fenêtre, ce qui le rend méfiant et donc moins enclin à sortir et à rencontrer des gens, ce qui peut accentuer son isolement social (autre symptôme négatif de la schizophrénie).
Une majorité (mais pas tous) des personnes souffrant de schizophrénie présentent des troubles cognitifs comme la difficulté à se concentrer, à mémoriser, à organiser ses pensées ou à suivre une discussion ou un film. Ces difficultés peuvent être améliorées grâce à des thérapies ciblées.
Les traitements médicamenteux comme les antipsychotiques sont essentiels pour réduire les symptômes de la schizophrénie. Ils ne « guérissent » pas la maladie mais aide à stabiliser l’état de la personne et à améliorer sa qualité de vie. Il faut être attentif à la présence et à la gestion de potentiels effets secondaires de tels médicaments.
Les illusions peuvent concerner des altérations de l’image de soi. Contrairement aux hallucinations, il y a un stimulus mais celui-ci est perçu d’une manière distordue ou inexacte. Une personne pourrait se voir déformée ou différente dans le miroir. Ces perceptions erronées entrainent de l’anxiété, de la confusion ou un sentiment de détresse, affectant ainsi l’estime de soi et le rapport à la réalité. Elles peuvent être présentes dans la schizophrénie sans en être un critère déterminant.
Les troubles du sommeil comme l’insomnie ou les réveils fréquents pendant la nuit sont souvent présents chez les personnes souffrant de schizophrénie. Ils peuvent être causés par l’anxiété associée à différents symptômes (les hallucinations peuvent augmenter durant la nuit) ou les déséquilibres liés à la maladie (la baisse de l’énergie avec réduction de l’activité diurne réduit le besoin de sommeil).
Les hallucinations sont des perceptions qui semblent réelles pour la personne concernée en absence de tout stimulus sensoriel (auditifs, visuels ou autres). Dans le cas de Kevin, il voit et entend Horus. Souvent, ces hallucinations, notamment acoustico-verbales, sont perçues comme des influences négatives, à travers des propos manipulateurs ou menaçants qui renforcent l’anxiété, la méfiance ou la souffrance émotionnelle de la personne.
Les symptômes négatifs de la schizophrénie peuvent aussi entraîner une négligence de l’hygiène personnelle. Prendre soin de son hygiène peut aider à renforcer la routine quotidienne, favoriser le bien-être émotionnel et améliorer le sentiment de contrôle sur sa vie.
Les troubles de la mémoire, de la concentration et des capacités d'organisation et de planification sont des troubles cognitifs souvent associés à la schizophrénie. Ces difficultés peuvent rendre difficile la réalisation et planification des tâches.
L’avolition ou aboulie, est un symptôme négatif de la schizophrénie. Elle se manifeste par des difficultés ou impossibilité à exercer sa volonté, notamment dans le passage à l'action, avec tendance à différer celle-ci (procrastination).
Le délire de référence, est un trouble délirant qui peut apparaître dans la schizophrénie. La personne est convaincue que des évènements de son environnement ont une signification particulière personnelle et souvent cachée en lien avec elle. Par exemple, les informations diffusées à la radio, à la télévision ou sur internet peuvent être interprétées comme des messages adressés directement et intentionnellement à la personne. Le délire de concernement repose sur les mêmes interprétations mais avec la perception d’une intentionnalité malveillante.
Le délire de persécution est un symptôme psychotique qui apparaît fréquemment dans certaines formes de schizophrénie, notamment dans le type paranoïde. Il se caractérise par des idées délirantes où la personne est convaincue qu’elle est menacée, espionnée, suivie, ou victime d’une conspiration, sans fondement rationnel.
Le délire d’empoisonnement est un type de délire de persécution dans lequel une personne croit, sans preuve objective, qu'on cherche à l'empoisonner ou à nuire à sa santé en contaminant sa nourriture, ses boissons ou son environnement. Ce délire peut isoler la personne, altérer ses relations sociales et engendrer des carences alimentaires ou une déshydratation si elle évite systématiquement de consommer des aliments ou boissons qu’elle perçoit comme dangereux.
Chez une personne atteinte de schizophrénie, le stress lié à la présence de nombreuses personnes peut être particulièrement intense et exacerber les symptômes de la maladie. Ce stress peut parfois déclencher la réapparition ou l’exacerbation de symptômes psychotiques comme des idées délirantes ou des hallucinations. Des difficultés cognitives, ou un isolement social préalable sont des facteurs qui peuvent augmenter la sensibilité au stress.
Between two realities a vu le jour grâce à une alliance créative entre le comité fribourgeois des Journées de la schizophrénie et la société White Ermine Game Studio, unissant passion et savoir-faire pour donner vie à cette aventure immersive.
Les journées de la schizophrénie